Gestion des risques : pourquoi est-ce une nécessité pour l’industrie ?

13 janvier 2020 Actualités, PTI / DATI

L’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen l’a de nouveau mise en lumière : la gestion des risques est devenue une exigence incontournable pour l’industrie du 21e siècle. Plus largement, toute entreprise quelle que soit sa taille, présente un risque potentiel lié à son activité et à son infrastructure. Un risque qui peut avoir des conséquences plus ou moins graves pour les salariés, les populations, les biens, l’environnement, l’image et l’économie de l’entreprise.

 

Qu’entend-on par gestion des risques ?

 

Plus qu’une démarche, la gestion des risques est une stratégie qui s’attache à étudier la probabilité de réalisation d’un risque lié à l’activité ainsi que la gravité de ses conséquences potentielles. Elle est associée aux actions de prévention et de protection visant à réduire et à contrôler l’ensemble des composantes du risque. Risque naturel, attentat, risque de sinistre majeur, risque technologique, risque lié à la sécurité des personnes au travail, dans l’industrie comme ailleurs : le risque zéro n’existe pas. L’idée est donc d’anticiper au maximum ce qui pourrait entraver le développement de l’organisation.

 

Clé de voûte de la pérennité de l’entreprise, la gestion des risques implique une approche intégrée et rigoureuse à savoir : un management du risque. Comment ? En localisant et en évaluant les risques qui pourraient avoir un impact sur la stratégie de l’organisation ainsi que ses différents objectifs.

 

Les 5 grandes étapes de la gestion des risques

 

Pour être efficient, le management des risques implique la mise en œuvre d’une démarche méthodologique en 5 étapes :

 

Étape 1 : identifier le risque

Cette première étape consiste à recenser les situations potentiellement dangereuses liées à l’environnement de travail. Elle nécessite également une analyse du comportement du salarié sur le terrain, face à la tâche. Les situations dangereuses peuvent être de natures : biologiques, chimiques, physiques et sécuritaires.

 

Étape 2 : évaluer les risques

Suite à l’identification des situations dangereuses, cette étape consiste à : lister les risques associés ; évaluer ces risques en fonction de leur criticité ; déterminer leurs impacts potentiels, leurs fréquences possibles et le coût de leurs financements.

 

Étape 3 : définir les solutions

Élimination du risque ou limitation de ses effets ? Plusieurs solutions peuvent être envisagées. L’objectif est d’élaborer un planning de mesures correctrices comprenant les niveaux d’urgence et les moyens nécessaires à leurs réalisations. Cette étape permet de hiérarchiser les actions à mener en fonction des priorités.

 

Étape 4 : mettre en place les solutions

La mise en application des solutions peut parfois s’avérer complexe, d’où la nécessité de définir une stratégie de mise en place en cohérence avec le terrain.

 

Étape 5 : le contrôle et le suivi

Une étape clé dans la gestion des risques : définir des indicateurs de suivi pour que l’ensemble des actions menées soient tracées et évaluées en termes d’efficacité. Le contrôle doit être régulier car les risques potentiels évoluent. Réviser régulièrement les risques permet de s’assurer que la procédure demeure toujours adaptée et parfaitement sécuritaire.

 

 

Les bénéfices d’une gestion des risques efficace

 

En réduisant les situations critiques, la gestion des risques permet de préserver la continuité de l’activité et par effet de levier, d’augmenter la disponibilité des ressources de l’entreprise. Dans leur ouvrage1, Bernard Barthelemy et Philippe Courrèges nous offrent une démonstration convaincante sur la base de 3 critères :

Des bénéfices en termes de compétitivité

On estime que le coût du risque est de l’ordre de 0,5 % à 2,5 % du chiffre d’affaire. Il atteint 3 à 5 % pour les sites sensibles, notamment dans les secteurs chimiques et pétrochimiques. Sans compter les conséquences non garanties en cas de sinistre, à savoir : les pertes de marché, la crédibilité affectée, la chute des actions, l’augmentation des frais de fonctionnement et des primes d’assurance. À l’inverse, des risques mieux gérés, c’est un coût du risque plus faible. Tout gain sur ce poste représente un profit net pour l’entreprise.

 

Des bénéfices en termes de pérennité

Identifier des risques majeurs en ayant mis en place un programme de réduction des risques ainsi que le financement de leurs conséquences éventuelles, permet à l’entreprise de réduire sa vulnérabilité. L’entreprise peut survivre à un sinistre majeur car la trésorerie n’est pas affectée.

 

Des bénéfices en termes d’image

  • Un vecteur de communication interne

Dans un contexte où la prévention des risques est une priorité, la culture de la sécurité est un outil de réassurance sociale permettant de renvoyer une image d’entreprise soucieuse de ses employés. Managée et intégrée à la stratégie, elle permet de réunir les collaborateurs autour d’un projet commun concernant notamment la sécurité des personnes.

 

  • Un vecteur de communication externe

Aux regards des partenaires financiers, des assureurs, des clients ou des collectivités locales, l’entreprise qui gère ses risques sait se protéger des dangers. C’est une garantie, pour les différents publics, de s’adresser à des industriels responsables face aux questions environnementales, sociales et sociétales. Gérer les risques, c’est également prendre soin de la société au sens large, en particulier lorsque l’industrie traite des risques qui peuvent porter atteinte aux individus ou aux ressources naturelles. Dans cette optique, le management des risques permet de soutenir une démarche éco responsable déjà intégrée par de nombreux groupes industriels.

 

 

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« Gestion des risques : méthode d’optimisation globale » – Éditions Eyrolles, 2004, 2e édition.

 

 

Gestion des risques : une nécessité pour l’industrie | Ascom

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